L’histoire
Une course qu’il n’avait pas choisi de courir
Le 1er avril 2023, ce qui aurait pu passer pour une mauvaise blague du calendrier devient le premier kilomètre d’un marathon de dix-huit mois.
Avant
L’homme derrière le sifflet
Avant d’être un patient, Stéphane Sédano est entraîneur de handball. Dix ans à l’AS Cannes Mandelieu, des moins de neuf ans jusqu’à la deuxième division avec les filles, sans jamais connaître une descente. Sur le terrain, il apprend le prix de l’effort, la force d’un collectif, et cette façon d’encaisser, d’ajuster et de recommencer qui va bientôt devenir la sienne.
Bon vivant, entouré d’amis, il aime les gens et la vie. Deux mois avant son AVC, il vient de changer de métier pour vendre des voitures. Rien ne laisse prévoir la suite.
Le parcours
Cinq bornes, une seule ligne d’arrivée
51 heures à terre
Seul chez lui, à Fréjus, Stéphane s’effondre. Hémorragie cérébrale. Personne ne vient. Samedi, dimanche, lundi : il n’est retrouvé que le lundi matin, parce qu’il ne s’est pas présenté au travail.
Réanimation, coma
Pronostic vital engagé. Au troisième jour, le médecin parle à sa fille d’une ligne de départ, celle d’un marathon dont il ne verra pas l’arrivée. Stéphane, lui, a d’autres projets : il se réveille.
Tout réapprendre
Parler. Bouger. Vivre avec un côté du corps qui ne répond plus. Kiné, orthophonie, et une seule consigne qu’il se répète : « BOSSER ». C’est là qu’il se dit, un soir où ça va mal : « Tu n’as pas fait tout ça pour rien. »
Les hauts, les bas
Dix-huit mois de rééducation, des récidives, des retours à l’hôpital, et à chaque fois la même envie de repartir. Il décide d’en rire, de rire de tout, surtout du pire.
Écrire pour transmettre
Avec l’aide de son orthophoniste, Stéphane pose les mots sur ce qu’il a traversé. Poisson d’avril n’est pas un livre sur la maladie : c’est l’histoire d’un homme qui aurait dû mourir un 1er avril, et qui a eu le dernier mot.
Tu n’as pas fait tout ça pour rien.Stéphane Sédano · Poisson d’avril
Le livre
Pourquoi « Poisson d’avril » ?
Parce que tout a commencé un 1er avril, comme la plus cruelle des farces. Parce qu’il a fallu, à un moment, tourner la situation en dérision pour continuer à avancer. Ce titre porte à la fois la brutalité de ce qui est arrivé et la légèreté qu’il a fallu retrouver pour tenir la distance.
Et parce que ce livre veut aussi servir à quelque chose : rappeler qu’un AVC se soigne d’autant mieux qu’il est pris en charge vite, et donner du courage à celles et ceux qui sont au début de leur propre marathon.
Le livre est préfacé par Grégory Anquetil, Luc Pradeleix et Hervé Merle, témoins de ce parcours.
Précommander le livre · 20,00 €Prévention
Reconnaître un AVC
Stéphane est resté 51 heures sans secours. Face à un AVC, chaque minute compte : retenez ces trois signes.
Même si les signes disparaissent. Ou le 112. Par SMS : le 114. Source : Haute Autorité de santé.